• Entraînement club à Coulonge sur L' Autize 

    programmé  le 29 et 30 septembre 2018

    Chers membres,

    Cédric et Prude vous accueillent sur leur propriété pour un weekend convivial.

    Chacun apporte son panier. BBQ à disposition!

    Entraînements  sur un parcours vallonné entre champs et chemins bordés de haies.


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  • Extrait du "Cahier technique 1" du site de la FFST  écrit par Thierry Bloch

    CHAPITRE 1 – TOUT EST UNE AFFAIRE DE CHOIX…

    PRÉFACE :

    Passionné par les chiens de traîneau vous allez plonger dans un univers magique et prenant, fait de nature et de complicité avec elle. D'opposition aussi quand vous ne voudrez pas suivre sa logique. En tout état de cause, cette discipline vous rendra humble soit par les obstacles qu'elle dressera sur votre route, soit par l'efficacité, la puissance, la vitesse et la maîtrise caractéristiques de votre attelage qu'elle lui octroiera en suivant les conseils et techniques contenus dans cet article.

    Son but essentiel sera de vous faire démarrer cette discipline sur des bonnes bases, en évitant de vous laisser entraîner trop loin par rapport à votre capacité de gestion. Si vous avez déjà mis le doigt dans l'engrenage, il vous rappellera des règles et techniques élémentaires tellement assimilées dans la pratique des "vieux mushers" qu'elles sont devenues des habitudes difficiles à repérer à l'observation. Il essaiera aussi de vous convaincre de ne pas imposer vos chiens et votre sport aux autres en vous donnant les armes nécessaires pour cela. Le traîneau à chiens peut être un sport qui manque de discrétion par le nombre de chiens impliqués, par les nuisances sonores et « biologiques », par l'attitude des mushers eux-mêmes et par la puissance d'un attelage supérieure à ce que peut contrôler physiquement un être humain. Dans le même ordre d'idées, une éthique sans faille est indispensable tant au niveau de votre contact personnel avec vos chiens, qu'au niveau de la gestion de votre cheptel au cours de votre carrière.

    Conduire un attelage performant, rapide et endurant en compétition, adroit, discipliné et à l'écoute pour les attelages de raid ou de randonnée, toujours sûr et prévisible dans son comportement est un plaisir rare. D'autant plus si cette qualité est le résultat de votre propre abnégation. L'attelage sera alors une directe émanation de vous-même qui reflétera souvent des traits de votre personnalité. Il aura nécessité de nombreuses heures passées avec vos chiens et suscité des  plaisirs et déceptions immenses, mais le résultat sera à la dimension de l’investissement. De plus ces qualités inculquées à votre attelage perdureront tout au long de votre activité, transmises de chiens à chiens par le simple exemple et deviendront une signature caractéristique de votre chenil.

    En piste…

    DES CHIENS DE TRAÎNEAU ! POURQUOI FAIRE ?

    D'emblée, vous aurez à vous projeter quelques années dans l'avenir et répondre à des questions primordiales.

    "Suis-je motivé par la compétition, la balade, ou le raid ?"

    "Combien de chiens vais-je être capable de gérer d'ici 3 ans, 5 ans ?"

    "Quelles sont mes disponibilités financières, professionnelles aujourd'hui ? Dans 3 ans ? Dans 5 ans ?"

    "Mon objectif est-il un attelage de plus de 12 chiens dans 5 ans ?"

    "Je ne pourrai, de toute manière, pas avoir plus de 5 chiens et je veux un attelage performant le plus vite possible."

    Il y a donc 1001 questions à se poser ou des objectifs réalistes à fixer en fonction de son environnement, de sa famille, de sa vie professionnelle, de ses disponibilités en temps mais aussi en finances, de son envie de déménager, de ses voisins, de son instinct de compétition, de sa passion pour telle race de chiens. Cela conditionnera votre projet à moyen terme en influençant le choix de vos chiens, le renouvellement de votre véhicule ou de votre engin d'entraînement ou de votre habitation. Il n'est pas évident de répondre à froid à de telles questions. Vous n'aurez des réponses que si vous avez déjà cogité un peu sur le sujet. Si vous êtes encore dans le doute, n'hésitez pas à retarder quelque peu votre plongeon. Vous profiterez de ce répit pour affiner vos objectifs en côtoyant les courses, des éleveurs, des mushers et en lisant tout ce qu'il est possible de lire sur le sujet.

    LE SKIJO/PULKA ET LE TRAÎNEAU

    Bien que le sujet ne sera pas traité dans cet article, la Pulka scandinave, et plus encore le Ski-Joering, peut constituer une piste d'élan pour votre carrière de musher. Bien que nécessitant des chiens typiques de ceux que vous utiliserez dans les petites catégories (catégorie 4 chiens) , elle peut vous permettre de plonger en douceur en attendant de pouvoir gérer plusieurs chiens . Elle vous demandera d'être, avant tout, un excellent skieur de fond. De plus, toutes les techniques d'entraînement et d'éducation utilisées par les pulkaistes/skijoerers sont transposables à un petit attelage dès que le chenil ne dépasse pas 4 individus. Je conseille à ceux qui opteraient pour cette option de se tourner vers les publications propres à la Pulka et le ski-joering, tout en continuant la lecture de ce livre, puisque leur objectif primaire sera, à terme, de se constituer un attelage.

    LA COMPÉTITION OU LE LOISIR

    La première grande question semble rude mais, à la réflexion, sa réponse est plus simple qu'il n'y paraît. Pour certains, aucun doute. Pétri d'un esprit de compétition aiguisé, ils ne peuvent concevoir un sport qu'en se frottant à une concurrence, de préférence vive. Pour d'autres encore, pas question de chrono, d'organisation ou de dossards, ça leur donne des boutons. Pour ces personnes-là, pas de problèmes donc. Leur choix est déjà fait sans aucune question métaphysique. Quelle chance ils ont !

     

    La plupart de ceux qui n'ont pas un avis tranché adopteront la position sage que l'on peut avoir en abordant un sport « normal » comme le tennis, le cyclisme ou le ski. Il ne viendrait à personne l'idée saugrenue de déclarer à son moniteur de ski du cours Accueil de l'Ecole du Ski Français :

    "Mon objectif, c'est la compet !». Dans ces sports classiques, on choisit du matériel adapté à nos compétences techniques. Si nous sommes touchés par la Grâce divine et que les progrès sont rapides, il s'agit juste d'une histoire financière à régler pour faire évoluer votre matériel technique vers des niveaux de gamme plus en rapport avec vos progrès, vos dons ou votre niveau de frime. En ce qui concerne des chiens, on en prend pour ... 10 ans au moins. Si vous adoptez un profil bas et modeste en vous disant que la compétition sera pour plus tard, vous allez sûrement vous retrouver avec un attelage de 3/4 chiens, pas mauvais, bien sympa, mais qui ne répondra plus du tout à vos aspirations 2 ou 3 ans plus tard.

    D'autre part, en France ou en Europe continentale, la plupart des espaces nordiques sont colonisés par le ski de fond. Interdiction donc de mettre les pattes sur ces territoires sous peine de se faire éjecter sans ménagement. Les sites dédiés aux sports de traîneaux sont fort rares et la plupart n’offrent que quelques kilomètres ou des pistes aléatoires, et partir en raid sur des parcours vierges, sans traces devient vite un peu "galère" avec les petits attelages que vous pourrez aligner en début de carrière. La compétition, même sans objectifs agressifs en termes de performance, demeure en France et en Europe non-scandinave un des meilleurs moyens de pratiquer ce sport dans de bonnes conditions sur des pistes réservées et sécurisées. De plus les contacts avec d'autres mushers vous apprennent énormément de choses en évitant de vous scléroser dans une pratique, une technique et une approche qui vous deviendra toute personnelle. De plus, vos chiens seront habitués à côtoyer d'autres attelages sur les pistes bien que cela soit également un fait sur les randos organisées ou entre copains.

    Quel que soit votre choix, vous devrez aller d'emblée vers des bons chiens. Si votre choix va vers la compétition, il y a fort à parier que votre personnalité pourra encaisser l'exubérance de chiens qui ont du gaz. Même si vous optez pour le raid et la randonnée, vous pouvez lorgner vers les mushers qui courent. On a, chez eux, l’avantage de pouvoir réellement voir ce que valent leurs chiens avec un juge de paix inflexible : le chrono. Les bons mushers ont tendance à avoir les meilleurs chiens et les bons chiens seront bons partout. Ils auront à cœur de vous donner le maximum dans les conditions dans lesquels vous les aurez mis.

    Vous pourrez affiner votre attelage vers votre discipline de prédilection par l'entraînement et l'éducation, mais choisir à la base des bons chiens est essentiel. Il est sûr que si votre caractère vous destine plutôt aux grands espaces solitaires en tête à tête avec vos chiens et votre réchaud Coleman, vous n'aurez pas besoin d'un chien qui abat le kilomètre en moins de 2 mn, mais le chien un peu juste en vitesse issu d'un attelage renommé de sprint vous ravira sans doute, ou le chien de sprint illimitée ou mi-distance qui faiblit au 25 ème kilomètre au galop mais qui trotte indéfiniment pourra vous séduire.

    Gardez aussi à l’esprit que plus c’est léger, plus c’est endurant, mieux cela passe quand la température tend à s’élever, moins cela est sujet à blessures.

    D’autre part, les bons chiens sont bons partout et dans tous les axes de pratiques (loisir, rando, course).

    L’entraînement et l’éducation permettront de plus spécialiser le chien du loisir jusqu’à un niveau assez élevé de la compétition.

    En fait les choix essentiels en matière de chiens dépendent plus des réponses aux deux questions suivantes :

    PEDIGREES OU « BÂTARDS »

    La suite ici : https://www.ffst.info/les-sports/cahier-technique/

     


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  • "Cahier technique 2" du site de la FFST 

    Ca peut-être un peu long et … historique… un peu comme à l’école !

    On remonte dans le temps, disons il y a 40 000 ans : 3 ème glaciation de l’ère quaternaire, le niveau de la mer baisse et des peuplades d’hommes préhistoriques issus de la Mongolie passent à pied sec de la Sibérie à l’Alaska avec un canidé demi-sauvage qui les accompagne souvent, le chacal. Une fois de l’autre coté, le réseau de glaciers a fait qu’ils n’ont pu envahir le territoire américain que vers le Sud en constituant les bases de la civilisation Indienne jusqu’en Amérique du Sud. 20 000 ans plus tard, après un dégel général, nouvelle et dernière époque glaciaire recensée et bis repetita. Sauf que le réseau glaciaire n’a permis à ces hommes que se répandre sur les franges septentrionales du continent Américain et ont constitué les bases de la civilisation Inuit.

    Lors de ces 2 flux migratoires et pour ceux qui sont restés dans le Nord, les chacals qui les accompagnaient se sont mélangés avec le canidé local, à savoir le loup. Cela donnera la souche des chiens dits nordiques par opposition aux chiens de chez nous qui résulteraient d’une domestication continue du chacal engendrée par les hommes qui se sont répandus plus au Sud du continent lors de ces 2 flux migratoires. Cela constitue une hypothèse, entre autre, défendue par l’éthologue Konrad Lorenz.

    Les futurs indiens et Inuit ont donc découvert dans leurs croisés chacal/loup, outre les qualités d’avertisseurs lors de l’approche d’animaux pouvant être dangereux pour la collectivité, des qualités de chasse puis de traction pour faciliter leurs déplacements incessants de territoires de chasse en territoires de chasse.

    Plus ou moins sédentarisés au fil des millénaires, les chiens de ces peuplades ou tribus ont pris des caractéristiques adaptées à leurs besoins. Ainsi un type Sibérian Husky s’est installé chez les Yakoutes de l’Est de la Sibérie, un type Malamute chez des Inuits de la côte ouest de l’Alaska et un type Groenlandais a pu être isolé au Groenland mais cela ne constituait que des « spots » très restreints par rapport à l’immensité du Grand Nord. Chaque village ou groupe de villages avait son type de chiens (Indian Dogs, eskimo canadien, chien du Mackenzie etc…) dont la plupart n’a pas été reconnu comme race de traineau puisque seulement 4 sont reconnues comme telles.

    A la fin du XIXème siècle, la ruée vers l’or a suscité un flux migratoire important d’hommes blancs à la recherche du métal précieux et les besoins en chiens n’ont pas pu être satisfaits avec les chiens locaux. D’où un trafic de chiens volés dans les grandes villes des USA et promptement expédiés en Alaska pour devenir… « chiens de traineau » , qui se sont un peu mélangés avec les chiens locaux. Déjà des courses commençaient à être organisées autour des rassemblements commerciaux. L’arrivée du Sib en Alaska date de ce moment vers 1910 avec un trappeur russe qui est arrivé avec des petits chiens par rapport au gabarit des chiens de traîneau d’alors et fut la risée de tout le monde, jusqu’à ce qu’il se mette à gagner ces courses richement dotées. Le racisme ambiant faisait que les locaux ne participaient pas trop.

    La découverte de gisements de pétrole en Alaska allait faire venir aussi des hommes blancs dans le Nord. Pas mal d’activités étaient alors bloquées en période hivernale et des courses de traîneaux se sont développées d’autant plus que les chiens étaient de moins en moins utilisés. Les blancs créèrent un chien de course en croisant à la base des Sib avec des chiens locaux, des setters, du loup dit-on etc.. et en sélectionnant ils sont parvenus à avoir une souche d’origine. Le plus fameux a été Gareth Wright avec les Aurora Huskies. On peut aussi citer les initiatives autour de Randy Saunderson, membre de la Police Montée Canadienne. Ils sont tous les 2 parvenus à isoler quelques reproducteurs très marqueurs que l’on retrouve dans beaucoup de pedigrees d’Alaskan.


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